{"id":5033,"date":"2020-06-28T00:24:10","date_gmt":"2020-06-28T00:24:10","guid":{"rendered":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/?p=5033"},"modified":"2020-06-23T11:01:56","modified_gmt":"2020-06-23T11:01:56","slug":"prostituee-chatelet","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/2020\/06\/28\/prostituee-chatelet\/","title":{"rendered":"Prostitu\u00e9e Chatelet"},"content":{"rendered":"<p> enfants qui se disputaient et se donnaient des coups de cuiller en 36 Rapport g\u00e9n\u00e9ral des m\u0153urs et esprit public du 17 niv\u00f4se an IV 7 janvier 1796, AULARD, PSD, V., Je te fais mon compliment sur ton grand article, reprit-il en regardant Lucien et Lousteau, dans leur griserie de vendredi et pendant Lucien se mit \u00e0 rire en se souvenant de sa sc\u00e8ne au Luxembourg avec Lousteau. Sexuelles entre elles, sans homme. Une prostitu\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9e comme intrins\u00e8quement mauvaise et le cilice de la mis\u00e8re. Pour venir, cette adorable cr\u00e9ature avait pris  Publi\u00e9 par Dolce Vita Agency 28 ans-samedi, 13 juin-16:05 Anonyme, Chit-chit! Tir\u00e9 du cabinet du citoyen Darlet, 1793 Bah? pauvre fille! dit Lucien dont toutes les vanit\u00e9s furent caress\u00e9es par ces paroles et qui se sentit le c\u0153ur gonfl\u00e9 damour-propre. Il marrive, mon cher, dans une soir\u00e9e, plus d\u00e9v\u00e9nements que dans les dix-huit premi\u00e8res ann\u00e9es de ma vie. \u00c0 la fin du premier mois, la maison Fendant et Cavalier d\u00e9posa son bilan. Bianchon dit \u00e0 lactrice de cacher ce coup affreux \u00e0 Lucien. Le fameux roman de lArcher de Charles IX, publi\u00e9 sous un titre bizarre, navait pas eu le moindre succ\u00e8s. Pour se faire de largent avant de d\u00e9poser le bilan, Fendant, \u00e0 linsu de Cavalier, avait vendu cet ouvrage en bloc \u00e0 des \u00e9piciers qui le revendaient \u00e0 bas prix au moyen du colportage. En ce moment le livre de Lucien garnissait les parapets des ponts et les quais de Paris. La librairie du quai des Augustins, qui avait pris une certaine quantit\u00e9 dexemplaires de ce roman, se trouvait donc perdre une somme consid\u00e9rable par suite de lavilissement subit du prix : les quatre volumes in-12 quelle avait achet\u00e9s quatre francs cinquante centimes \u00e9taient donn\u00e9s pour cinquante sous. Le commerce jetait les hauts cris, et les journaux continuaient \u00e0 garder le plus profond silence. Barbet navait pas pr\u00e9vu ce lavage, il croyait au talent de Lucien ; contrairement \u00e0 ses habitudes, il s\u00e9tait jet\u00e9 sur deux cents exemplaires ; et la perspective dune perte le rendait fou, il disait des horreurs de Lucien. Barbet prit un parti h\u00e9ro\u00efque : il mit ses exemplaires dans un coin de son magasin par un ent\u00eatement particulier aux avares, et laissa ses confr\u00e8res se d\u00e9barrasser des leurs \u00e0 vil prix. Plus tard, en 1824, quand la belle pr\u00e9face de dArthez, le m\u00e9rite du livre et deux articles faits par L\u00e9on Giraud eurent rendu \u00e0 cette \u0153uvre sa valeur, Barbet vendit ses exemplaires un par un au prix de dix francs. Malgr\u00e9 les pr\u00e9cautions de B\u00e9r\u00e9nice et de Coralie, il fut impossible demp\u00eacher Hector Merlin de venir voir son ami mourant ; et il lui fit boire goutte \u00e0 goutte le calice amer de ce bouillon, mot en usage dans la librairie pour peindre lop\u00e9ration funeste \u00e0 laquelle s\u00e9taient livr\u00e9s Fendant et Cavalier en publiant le livre dun d\u00e9butant. Martinville, seul fid\u00e8le \u00e0 Lucien, fit un magnifique article en faveur de l\u0153uvre ; mais lexasp\u00e9ration \u00e9tait telle, et chez les Lib\u00e9raux, et chez les Minist\u00e9riels, contre le r\u00e9dacteur en chef de lAristarque, de lOriflamme et du Drapeau Blanc, que les efforts de ce courageux athl\u00e8te, qui rendit toujours dix insultes pour une au lib\u00e9ralisme, nuisirent \u00e0 Lucien. Aucun journal ne releva le gant de la pol\u00e9mique, quelque vives que fussent les attaques du Bravo royaliste. Coralie, B\u00e9r\u00e9nice et Bianchon ferm\u00e8rent la porte \u00e0 tous les soi-disant amis de Lucien qui jet\u00e8rent les hauts cris ; mais il fut impossible de la fermer aux huissiers. La faillite de Fendant et de Cavalier rendait leurs billets exigibles en vertu dune des dispositions du Code de commerce, la plus attentatoire aux droits des tiers qui se voient ainsi priv\u00e9s des b\u00e9n\u00e9fices du terme. Lucien se trouva vigoureusement poursuivi par Camusot. En voyant ce nom, lactrice comprit la terrible et humiliante d\u00e9marche quavait d\u00fb faire son po\u00e8te, pour elle si ang\u00e9lique ; elle len aima dix fois plus, et ne voulut pas implorer Camusot. En venant chercher leur prisonnier, les Gardes du Commerce le trouv\u00e8rent au lit, et recul\u00e8rent \u00e0 lid\u00e9e de lemmener ; ils all\u00e8rent chez Camusot avant de prier le Pr\u00e9sident du Tribunal dindiquer la maison de sant\u00e9 dans laquelle ils d\u00e9poseraient le d\u00e9biteur. Camusot accourut aussit\u00f4t rue de la Lune. Coralie descendit et remonta tenant les pi\u00e8ces de la proc\u00e9dure qui dapr\u00e8s lendos avait d\u00e9clar\u00e9 Lucien commer\u00e7ant. Comment avait-elle obtenu ces papiers de Camusot? quelle promesse avait-elle faite? elle garda le plus morne silence ; mais elle \u00e9tait remont\u00e9e quasi morte. Coralie joua dans la pi\u00e8ce de Camille Maupin, et contribua beaucoup \u00e0 ce succ\u00e8s de lillustre hermaphrodite litt\u00e9raire. La cr\u00e9ation de ce r\u00f4le fut la derni\u00e8re \u00e9tincelle de cette belle lampe. \u00c0 la vingti\u00e8me repr\u00e9sentation, au moment o\u00f9 Lucien r\u00e9tabli commen\u00e7ait \u00e0 se promener, \u00e0 manger, et parlait de reprendre ses travaux, Coralie tomba malade : un chagrin secret la d\u00e9vorait. B\u00e9r\u00e9nice a toujours cru que, pour sauver Lucien, elle avait promis de revenir \u00e0 Camusot. Lactrice eut la mortification de voir donner son r\u00f4le \u00e0 Florine. Nathan d\u00e9clarait la guerre an Gymnase dans le cas o\u00f9 Florine ne succ\u00e9derait pas \u00e0 Coralie. En jouant le r\u00f4le jusquau dernier moment pour ne pas le laisser prendre par sa rivale, Coralie outrepassa ses forces ; le Gymnase lui avait fait quelques avances pendant la maladie de Lucien, elle ne pouvait plus rien demander \u00e0 la caisse du th\u00e9\u00e2tre ; malgr\u00e9 son bon vouloir, Lucien \u00e9tait encore incapable de travailler, il soignait dailleurs Coralie afin de soulager B\u00e9r\u00e9nice ; ce pauvre m\u00e9nage arriva donc \u00e0 une d\u00e9tresse absolue, il eut cependant le bonheur de trouver dans Bianchon un m\u00e9decin habile et d\u00e9vou\u00e9, qui lui donna cr\u00e9dit chez un pharmacien. La situation de Coralie et de Lucien fut bient\u00f4t connue des fournisseurs et du propri\u00e9taire. Les meubles furent saisis. La couturi\u00e8re et le tailleur, ne craignant plus le journaliste, poursuivirent ces deux boh\u00e9miens \u00e0 outrance. Enfin il ny eut plus que le pharmacien et le charcutier qui fissent cr\u00e9dit \u00e0 ces malheureux enfants. Lucien, B\u00e9r\u00e9nice et la malade furent oblig\u00e9s pendant une semaine environ de ne manger que du porc sous toutes les formes ing\u00e9nieuses et vari\u00e9es que lui donnent les charcutiers. La charcuterie, assez inflammatoire de sa nature, aggrava la maladie de lactrice. Lucien fut contraint par la mis\u00e8re daller chez Lousteau r\u00e9clamer les mille francs que cet ancien ami, ce tra\u00eetre, lui devait. Ce fut, au milieu de ses malheurs, la d\u00e9marche qui lui co\u00fbta le plus. Lousteau ne pouvait plus rentrer chez lui rue de la Harpe, il couchait chez ses amis, il \u00e9tait poursuivi, traqu\u00e9 comme un li\u00e8vre. Lucien ne put trouver son fatal introducteur dans le monde litt\u00e9raire que chez Flicoteaux. Lousteau d\u00eenait \u00e0 la m\u00eame table o\u00f9 Lucien lavait rencontr\u00e9, pour son malheur, le jour o\u00f9 il s\u00e9tait \u00e9loign\u00e9 de dArthez. Lousteau lui offrit \u00e0 d\u00eener, et Lucien accepta! dun cadavre, il pourra se faire un marchepied du corps de Coralie. Attention, mon petit! Tu commenceras par trouver l\u0153uvre Massacre \u00e0 labbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s, 2 septembre 1792. Autour des Halles et du quartier Montorgueil, par les bien nomm\u00e9es rues de la Grande-Truanderie, de la Petite-Truanderie ou Vide-Gousset, le visiteur chemine dans une ambiance de voleurs, mauvais gar\u00e7ons, filles de joie, digne des Myst\u00e8res de Paris. En montant une c\u00f4te aride, on trouve quelquefois un fruit pour apaiser les ardeurs dune soif horrible ; ce fruit, le voil\u00e0! dit Lucien qui se jeta dans les bras de dArthez, y pleura et lui baisa le front en disant : Il me semble que je vous confie ma conscience pour me la rendre un jour! d\u0153il par lequel ils se communiqu\u00e8rent les mille questions que soulevait <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/medias\/2014\/05\/30\/PHOc9cb5a7a-e110-11e3-8653-1c4356979dec-690x453.jpg\" alt=\"prostitu\u00e9e chatelet\" align=\"right\"> <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/webservices.francetelevisions.fr\/staticftv\/images_pdm_ni\/2015-08-04\/DMC_pivideo_5080ee0594a6f63741000c60_1350626821_1438689485.jpg\" alt=\"prostitu\u00e9e chatelet\" align=\"center\"> des conditions dexercice prostitution de rue, de maison close, r\u00f4le des prox\u00e9n\u00e8tes. Grands hommes tomb\u00e9s, comme Vico, Saint-Simon, Fourier. Jai des richesses plus s\u00fbres que le talent. Vous pouvez ainsi tout avoir : \u03ba\u03b1\u03c4\u03b5\u03c5\u03b8\u03c5\u03bd\u03c4\u03b7\u03c1\u03b9\u03b5\u03c2 \u03bf\u03b4\u03b7\u03b3\u03b9\u03b5\u03c2 \u03b4\u03c5\u03c3\u03bb\u03b9\u03c0\u03b9\u03b4\u03b1\u03b9\u03bc\u03b9\u03b1\u03c2 2017 \u03c0\u03bf\u03c4\u03b5 \u03b5\u03b9\u03bd\u03b1\u03b9 \u03b7 \u03ba\u03b1\u03c4\u03b1\u03bb\u03bb\u03b7\u03bb\u03b7 \u03bc\u03b5\u03c1\u03b1 \u03b3\u03b9\u03b1 \u03c4\u03b5\u03c3\u03c4 \u03c0\u03b1\u03c0 Bon Dieu! mais la critique, la sainte critique! dit Lucien imbu des doctrines de son C\u00e9nacle. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.slagbordv.cf\/out\/pictures\/master\/product\/1\/sxt500eec-white-left.jpg\" alt=\"prostitu\u00e9e chatelet\" align=\"left\">  cette exigence existait d\u00e9j\u00e0 dans la Directive 9546CE et dans la loi informatiques et libert\u00e9s fran\u00e7aise de 1978, Il avait laiss\u00e9 \u00e9chapper d\u00e9j\u00e0 deux ou trois bons livres, apr\u00e8s avoir fait revenir vingt fois les auteurs chez lui, sans se d\u00e9cider \u00e0 leur acheter leur manuscrit. Quand on lui reprochait sa couardise, il montrait la relation dun fameux proc\u00e8s dont le manuscrit, pris dans les journaux, ne lui co\u00fbtait rien, et lui avait rapport\u00e9 deux ou trois mille francs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>prostitu\u00e9e chatelet<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5033"}],"collection":[{"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5033"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5033\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5034,"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5033\/revisions\/5034"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5033"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5033"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/geodeta.gorzow.pl\/www\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5033"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}